Société de chasse d'Ispagnac

renardC'est en 1936 qu'a été créée la société de chasse d'Ispagnac. Puis , au fil des ans, les chasseurs de Quézac et de Blajoux y ont adhéré. A ce jour, plus de 85 chasseurs (le village de Blajoux étant dans la commune de Quézac)  peuvent pratiquer leur sport sur  plus de 7000 hectares de terrains. Ces terrains, sur lesquels les droits de chasse sont acquis, sont soit des communaux, soit des sectionnaux, soit des domaniaux (lots de chasse concédés à titre onéreux par l'Office National des forêts), soit des terrains privés. Une autre société de chasse, aux  effectifs beaucoup plus réduits,dénommée « la diane Ispagnacoise », co-existe sur la commune d'Ispagnac, essentiellement autour du hameau des Combettes.

Pour info, plus de 7500 permis de chasse délivrés chaque année pour le département de la Lozère.

grive2Malgré les efforts des présidents successifs de la société de chasse d'Ispagnac-Quézac, il apparaît quasiment impossible de tracer une cartographie précise du territoire chassable tant les propriétés sont morcelées. Il apparaît en pratique que seuls les chasseurs « anciens » connaissent les limites, les appartenances, les tolérances, etc.. 

faune

Au fil des années, en se référant par exemple aux 50 dernières, la faune sauvage chassable a évolué. Dans les années 50 – 60, les lapins étaient très présents, sur tout le territoire, des Causses aux bords du Tarn ( les « mamées » demandaient à leur maris ou fils d'aller tuer un lapin pour la fricassée de demain...). Aujourd'hui, il n'y en a pratiquement plus! Quelques uns peuvent être aperçus près des  habitations ou des fermes où ils ne risquent rien!

 

 

perdreauLes perdreaux étaient également assez présents, en particulier sur les Causses, avec fréquement des compagnies d'une dizaine d'oiseaux. Aujourd'hui, on les rencontre par 2, 3 ou 4 oiseaux au plus!, et ce malgré une période de chasse pour cette espèce très réduite (actuellement, les 4 dimanches d'octobre).

sanglierEn revanche, alors que les sangliers étaient assez rares (en tuer un faisait la une dans le village..), ils ont proliféré dans des proportions énormes. Comme la déclaration des animaux prélevés n'est pas courante (aucune obligaton en la matière), il est difficile de situer les tableaux. Déclarés à la fédération des chasseurs de Lozère pour notre société = 49 sangliers saison 2007/2008 (c'est bien en dessous de la réalité!!!). Pour information, il a été prélevé 6600 sangliers pour toute la Lozère la saison de chasse 2007/2008.

chevreuilLes chevreuils, qui étaient totalement absents de notre territoire il y a 50 ans, ont colonisé naturellement notre pays. Ils font l'objet d'un plan de chasse; en l'occurrence, la société d'Ispagnac-Quézac a reçu 25 bracelets chevreuil et un bracelet mouflon (nous n'avons pas de cerfs, biches et faons, présents en revanche en quantité en Cévennes).

caillebecasse

Nous chassons également la caille (sur les causses, dans les champs qui viennent d'être moissonnés, fin août début septembre, avant leur départ vers des régions plus chaudes) et la bécasse des bois dès que la migration du nord arrive (fin octobre à la fermeture – le meilleur mois généralement est novembre).

lievreLe lièvre est très apprécié..et en quantité que l'on qualifiera de correcte, mais on en voit plus qu'on en prélève; autrefois, toujours dans les années 50, on les tirait dans les champs sur les Causses, gibier alors relativement aisé à trouver et à tirer. Aujoud'hui, l'animal a appris à se défendre beaucoup mieux, se tenant dans les bois et fourrés.

Sur Ispagnac, il y a deux équipes de chasseurs de « gros » pour la société (environ  une trentaine de chasseurs) qui ont des (petites) meutes de chiens courants (plus une équipe pour la Diane). Il y a également deux ou trois petites équipes qui chassent le lièvre aux chiens courants ou le chevreuil (les chiens sont créancés lièvre ou chevreuil, pas les deux!). La majorité des chasseurs chassent à deux ou trois, avec un ou deux chiens d'arrêt, recherchant, selon la saison, cailles, perdreaux, lièvres, bécasses, grives. Ils ont une belle résistance physique...tant le relief de notre territoire est accidenté et pentu (en prenant de l'âge, ils rejoignent les équipes de « gros » où ils sont postés, laissant aux jeunes le soin de traquer, avec alors une belle résistance au froid, à la pluie, au vent...).

faisanCe que fait la société : avec l'aide financière de la Fédération des chasseurs de Lozère, aménagement de points d'eau – en projet, des cultures faunistiques, toujours avec l'aide financière de la Fédé – chaque année, des lâchers de faisans, soit faisans de tirs (nécéssaires pour dresser les jeunes chiens d'arrêt et faire plaisir aux chasseurs qui ne peuvent plus arpenter nos difficiles terrains...), soit faisans de reproduction (avec un taux de réussite très faible).

L'agrainage (maïs) se pratique toujours pour les sangliers; on essaye de le faire de façon raisonnée, avec les agriculteurs, pour les éloigner des cultures et ainsi limiter les remboursements de dégâts causés par ces « gros » animaux.

 

chasse_01chasse_03Pour être sociétaire, il faut réunir les conditions suivantes :

- résider dans l'une des communes citées ou être ascendant direct ou descendant direct d'un résident

- ou bien fréquenter couramment une résidence secondaire située dans l'une ou l'autre des communes

- sinon donner droit de chasse exclusif à la Sté sur des terrains situés dans l'une ou l'autre des communes et d'une superficie au moins égale à 1 ha

- être titulaire du permis de chasser et n'encourir aucune poursuite pour infraction à la chasse

- s'engager à respecter le statut et le règlement de la Sté et à acquitter le prix de la carte annuelle.

chasse_02chasse_05De plus, tout sociétaire peut disposer de 5 invitations à la journée,  payantes, par saison de chasse dont il peut faire profiter toute personne ne faisant pas partie des communes citées.