L'usine de Quezac

HISTORIQUE

a) Autrefois :

         L'eau de Quézac est connue depuis, semble t'il, des millénaires. Son histoire remonte, dit-on, jusqu'aux Celtes, qui l'auraient associée à leurs rites. Cette eau, qui jaillit naturellement pétillante, s'inscrit donc dans l'histoire et les légendes de la région.

         Mais c'est en 1718, après des études réalisées par le Docteur BLANQUET que l'on commença à reconnaître les vertus médicales de cette eau. 

         Au milieu du XIXe siècle, le Docteur COMANDRE, atteint d'une maladie apparentée au choléra, est soigné à l'eau de QUEZAC. Il achète la concession de la source et mène les premiers travaux de captage, en 1859.

 

On retrouve dans un ouvrage publié en 1889 : "les Gorges du Tarn et Montpellier le Vieux" par Mr Louis de Malafosse, une pratique peu commune qui avait lieu au temps des vendanges, quand les flancs des coteaux du vallon d'Ispagnac, de Molines à Aiguebelle, étaient couverts de vigne. "Ces eaux, malgrè leur mauvais aménagement qui en fait une sorte de marre, attirent en septembre un certain nombre de malades venant subir ce qu'on appelle une "cure de raisin". On paie un certain droit aux divers propriétaires de vignes pour aller à satiété manger des raisins, puis l'on va boire de cette eau et cela plusieurs fois par jour. A en croire les habitants d'Ispagnac et de Quézac, le nombre de malades qui trouvent leur soulagement forme une liste digne de remplir une thèse de M.Diafoirus." Et Mr De Malafosse de poursuivre : "c'est que les habitants de ces deux villes, louant des chambres à ces buveurs et leur vendant des raisins, retirent un bénéfice assez considérable".

photo du 1er forage

         Son fils fait construire une tourelle étanche autour des dix points d'émergence naturelle; il fait réaliser des analyses et commande une bouteille spéciale à bouchon de liège. Cette source est baptisée "DIVA".

 

       Fin 1901, l'eau de Quézac est reconnue par l'Académie de Médecine. Le Docteur COMMANDRE obtient donc l'autorisation d'exploitation pour trente ans... Nous savons par une lettre du maire de Quézac répondant à l'inspecteur de l'assistance et de l'hygiène publique de Mende, que les eaux étaient livrées en bouteilles, au détail, aux habitants du pays ou en bombonnes mais qu'il n' était pas fait d'expédition. La bouteille était alors vendue 0F05.

 

 

 

 

La première étiquette de l'eau de QUEZAC - 1901

 

  Cependant, l'exploitation, au début du siècle, est restée artisanale et la commercialisation confidentielle.

        Après des années d'abandon et divers essais de relance par des entrepreneurs locaux, c'est en 1989 que la société VITTEL s'intéresse à l'eau de Quézac.