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C'est sans doute au marché que s'exprime le mieux l'été ispagnacois, ce mélange de touristes et d'autochtones qui, pendant quelques heures vont se cotoyer, se mêler sur la place du village. On y voit bien sûr le touriste chevronné, qui connaît, qui a pris du galon car il revient depuis des années, il sait où il prend son pain, vante le fromage de chèvre ou de brebis d'un éleveur du Causse et le dit haut et fort. Il y a aussi le nouveau, il est arrivé hier au camping, il découvre et s'étonne. S'il y a un repas collectif sur la place, il a droit à la farce habituelle: un demi litre d'eau dans le pantalon... Et au milieu de tout ça les équipes de Radio platane ou Radio acacias. Suivant la position du soleil, les commentateurs locaux, journalistes pour l'heure, changent de banc. Ils s'appellent Nono, Pierre, Riquet, Loulou, Julien ou Jean...Et les commentaires vont bon train. "Oh ! Qu'elle se porte bien !...-Eh Me Yvonne, vous n'allez pas manger tout ça ?-Mr le président comment allez vous?"Et patati et patata...pendant 2 heures. Mais les plus beaux ce sont les marchés nocturnes. A ce moment de la journée, fromages, charcuterie, huiles, miel, et parfums s'emparent de l'air ambiant. Le tout couvert d'un ronronnement bon enfant avec parfois un petit air de musique proposé par un chanteur itinérant, ou le cri de la grenouille du marchand de jouets. Et partout cette impression de bonheur paisible, loin du stress des hypermarchés ou des grandes villes. S'il y a un type de culture que la France rurale doit à tout prix garder, c'est sans aucun doute celui-là. Et Ispagnac compte bien proposer encore longtemps ses 2 marchés hebdomadaires et son marché nocturne dominical.
<Radio platane
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