IN VINO VERITAS

Le vin d’Ispagnac a fait le bonheur de multiples générations depuis le Moyen âge. Encore aujourd’hui les anciens se remémorent tout le travail qu’imposait son conditionnement en tonneau. Aujourd’hui si les muids ou demi-muids ont disparu les bordelaises perdurent pour donner au vin un boisé gouleyant ; mais c’est en bouteille que le vin s’est imposé à la vente. Il est loin le temps des charrettes qui transportaient les tonneaux sur les Causses ou vers les villes. Bien sûr on gardait quelques bouteilles bouchées à la main. Aujourd’hui la mise en bouteille est automatisée.

Aujourd’hui une partie du Domaine des Cabridelles était mise dans les divins flacons. Devant la machine 4 paires de bras pour plus de 800 bouteilles à l’heure. Alimentation automatique en vin depuis les foudres, remplissage des bouteilles, bouchons, étiquettes, capsules, tout va vite. Bertrand place les bouteilles vides, Paul les récupère pleines et bouchées pour les placer sur la colleuse et capsuleuse et à l’arrivée Elisabeth et Sébastien les mettent en carton par 6 puis sur palettes. Tout cela pour dire que le monde évolue, le travail aussi, mais que la culture de la vigne et l’élaboration du vin restent un patrimoine qui a été conservé dans le vallon.

Et quand on voit passer les bouteilles sur la chaîne on ne peut qu’être étonné. Ce qui amène aussi à quelques réflexions sur cette bouteille qu’on se fait un plaisir de boire ou d’offrir. Son coût 7 euros. Justifié par la qualité et l’âpreté des pentes des communes d’ispagnac et Quézac. De plus : 1 euro pour bouteille, étiquette, bouchon, 1,40 euro de taxe (20%). Enlevons 2 à 3 euros de maintenance, produits, machines, locations. Des comptes d’apothicaire certes mais pour dire au consommateur que le prix pour un beau sauvignon chardonnay ou un marselan pinot est très justifié. Rappelons aussi aux lozériens que mettre sur ses tables ou ses étals le vin du département c’est défendre une idée, un patrimoine, une belle histoire. A bons entendeurs !

 

< Retour à Radio Platane