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Il y a une trentaine d’années les maréchaux ferrants se comptaient sur le doigt de la main. Aujourd’hui avec l’évolution du sport équestre, d’endurance particulièrement, ils ont le vent en poupe. Jeudi dans le cadre de la course, une démonstration de maréchalerie a attiré de nombreux spectateurs. Thierry Fontugne d’Uzès, et son assistant, ont fait une démonstration de ferrage très appréciée. « C’est un métier difficile, ce n’est pas mon père, maréchal lui aussi, qui me l’a appris…Mais j’avais la fibre..» A Uzès le travail ne manque pas. Il s’occupe des chevaux de Romain Laporte un des derniers vainqueurs aux 160. « On utilise des fers en alu, qu’on chauffe à 350-400 degrés, adaptés cette année aux 160 de Florac… » Un autre maréchal est là, Jacques Cardin, venu du Lot. « Dans le Lot on est 13 on a beaucoup de travail….J’entends parler d’art, soyons sérieux, nous sommes des artisans qui faisons de notre mieux. L’art c’est autre chose, c’est un don….Moi j’ai appris le métier par amour du cheval…Avant je montais…» Quand on lui demande si certains chevaux sont difficiles il répond « qu’il n’est pas nécessaire de les bloquer…Un cheval de selle attaché se blesserait…On travaille à l’anglaise, seul, en douceur…Aucun problème. » Préparation du pied avec réduction de la corne, réglage des aplombs : « le parallélisme », et mise en place du fer chauffé… »C’est tout simple ! » Et c’est parti pour 2 mois, ou moins…Bref un beau métier, noble, comme le cheval.
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