Les moulins

Pourquoi des moulins ?

 vieux_village_ispagnac_088 Pour l'époque contemporaine, on relève 8 moulins à eau dans le vallon d'Ispagnac et de Quézac. Aucun n'est en activité , le dernier s'est arrêté vers les années 60, et certaines maisons d'habitation du meunier sont restaurées :
- 2 moulins sur le Tarn : le moulin du Tarn commune d'Ispagnac et celui de Montbrun commune de Quézac
- 3 sur le Bramont affluent du Tarn commune d'Ispagnac : celui de Nozières, le moulin de Pradines et celui du Cantonnet
- le moulin dit de Pantel sur la source de la Combe à Molines commune d'Ispagnac
- 2 sur le ruisseau de Molines (ou vallat de Séjas ou ruisseau de la Rode) : le moulin dit de Riaumal et celui dit de Raynal

  Le vallon d'Ispagnac et de Quézac,  dénommé encore " jardin de la Lozère ",  bénéficie d'un climat et d'un régime hydrogéologique relativement privilégiés qui lui ont permis de développer des activités agricoles diversifiées ( moutons et chèvres, céréales des Causses mais aussi de la vallée du Bramont et de ses ruisseaux affluents qui irriguaient par béals en 1899 environ 380 ha de prairies et 10 ha de cultures, vignes, fruits, châtaignes, noix …)
La présence de l'eau exploitable comme énergie de transformation a permis la naissance des moulins nécessaires économiquement pour les farines ( blé, mais aussi les châtaignes ), l'huile principalement d'amende et de noix.
L'artisanat du tissage a bénéficié de ces installations.

  A la confluence du calcaire, du schiste et du granit, l'eau est abondante même si elle subit de sévères étiages (abaissement exceptionnel du débit d'un cours d'eau) d'été.
Le granit et le schiste, sauf par fortes neiges d'hiver sur le Lozère, le Bougès et l'Aigoual, n'apportent que des débits modérés au Tarnon et à la Mimente et donc au Tarn jusqu'à l'entrée de la Commune d'Ispagnac.
Mais le Bramont, qui naît à 1300m au pied du Lozère, reçoit heureusement les eaux du plateau calcaire du causse des Bondons. Malgré sa séparation - en fin du plateau - entre la vallée du Lot et celle du Tarn, il abonde précieusement le Tarn à l'altitude 550 m de la confluence au Cantonnet.  Ainsi par fort étiage ( aôut 2003 ) on enregistre de l'ordre d'1m3/s à la hauteur du moulin du Tarn.
Ensuite , la source de Molines qui la première draine les eaux d'une partie du causse calcaire de Sauveterre apporte sa contribution appréciable. Plus aval,  les calcaires de ce causse et du Méjean délivrent eux aussi par les résurgences leurs compléments conséquents ; ainsi, de l'ordre de 4m3/s sont enregistrés au Pas du Souci ( même référence ).

  Voilà pourquoi autant de moulins ont été construits dans  le vallon malgré les contraintes des étiages et les dégâts des crues du Tarn.
Leurs caractéristiques restituées ci après proviennent des archives départementales ( Pont et Chaussées / service hydraulique - année 1899).

 
 Allain COUBES
18 Mai 2005
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