| Nous racontent |
La Placette, un concentré de vies
L'alambic, lieu unique !Chaque automne, l'alambic occupait son coin sur la Placette, à l'abri dans une sorte de cahute rudimentaire. L'homme qui veillait sur la flamme sacrée était un "imaginaire": "A l'époque, la créativité était considérée de manière rigolarde, un peu condescendante. Je me souviens bien de ce gars, il a d'ailleurs été le premier à posséder un camion qu'il avait baptisé Arc-en-Ciel ! Il y avait une sacrée ambiance dans cette cahute envahie par la vapeur et la chaleur. Les hommes -l'alambic était leur pré carré !- discutaient de tout, du village, des récoltes, de la politique... J.François Brager. Une toujours bien belle rencontre pendant que le liquide se distillait doucement...
Une fois la période de distillation terminée, le contrôleur des impôts venait plomber l'alambic jusqu'à l'année prochaine. Ce petit artisanat, de tradition rurale et familiale, a vu le jour sous Napoléon et a toujours fait le charme de nos villages. Qui n'a jamais bu une petite " goutte du pays"!
L'école, la deuxième maisonIls nous ont appris à lire, à écrire, à compter, à nous laver les mains -eh bien oui, c'était important ! On avait des cours de morale chaque matin, il régnait une discipline très IIIe République. Le jeu de la "cadaoulette" qui consistait à frapper aux portes en tirant sur une corde terminée par un fil de laine -ni vu, ni connu et ô combien excitant. Avec les copains...Entre les pêches à la "bombe" formellement prohibées et le petit piegeage d'animaux, la joyeuse bande s'offrait des grillades dans des cahutes abandonnées et des plongeons répétés dans les eaux lumineuses du Tarn ; "On avait même construit un plongeoir, pas loin du lieu-dit "les laveuses" où les femmes venaient laver le linge et beaucoup cancaner". La familleLe régime alimentaire est simple, à base de patates et de choux, de la viande le dimanche, des oeufs (on fait la "pachade", omelette avec de la farine). On mange des châtaignes aussi. Vie simple donc mais qui apprend la pudeur, le silence, la valeur et le sens des mots... Extraits du livre Ispagnac, mon villageFrançois BRAGERLa confection des barques
A l'occasion de l'année Martel, en 1997, Mr Belard, fabriqua deux barques "à l'ancienne". Les parties les plus délicates de ces embarcations étaient les côtés (ontes en patois). En effet, il fallait deux pièces d'un seul tenant tirées du même arbre (pin). Depuis 1996, elles ne sont plus en bois mais en aluminium.
LE CONSEIL DE REVISION
Croix de guerre avec Palmes, les Poilus 39-40 C'est en 1905 que le tirage au sort a été aboli. Le service militaire était égal pour tous.
Les témoignages qui suivent sont situés sur la période après-guerre, 1940-1960 recueillis auprès d'un petit groupe de personnes qui ont bien voulu nous raconter leurs souvenirs d'enfance, sachant que la religion pour beaucoup irriguait la vie quotidienne, ça coulait de source. LE BOEUF PASCAL
Ensuite, et ce jusqu'aux environs des années 60, il partait à l'abattoir qui était à l'époque aux Vidourles. Il y eut même une époque plus ancienne où il était tué sur la place. "Les enfants n'espéraient qu'une chose, que les bêtes échappent aux abatteurs". Les nouvelles normes sanitaires des années 60 ont obligé le boucher d'Ispagnac à fermer son abattoir à son grand désespoir. Puis lorsqu'il pratiqua dans les nouveaux abattoirs de Florac, il admit bien vite le confort de travail et les conditions d'hygiène bien meilleures. LES RAMEAUX"On se souvient des enfants qui avaient toujours leurs branches de rameaux décorés avec des gâteaux, sucreries, minutieusement préparés par les mamans, et ce même pendant la guerre ou tout manquait..." LA SEMAINE SAINTELes cloches de Pâques éveillent des souvenirs émus ; les cloches des églises des villages et des villes quittaient leur clocher le jeudi avant Pâques et ne rythmaient plus la vie des habitants. Elles revenaient dans la nuit avant Pâques, laissant tomber dans les jardins des friandises recherchés avec soin par les enfants. La semaine Sainte commençait le Jeudi Saint par la "Pâques des femmes" (messe et communion réservées aux femmes) Du Jeudi au Vendredi, veillée de prières, par quartiers, toute la nuit. Vendredi Saint, le chemin de croix, les cloches étaient remplacées par les cresselles. On préparait les fougasses le Vendredi et on les portait à cuire dans le four du boulanger pour les déguster le Samedi, Dimanche et Lundi. Dimanche matin, c'était la "Pâques des hommes" (ou seules les femmes faisant parties de la chorale étaient acceptées). Dimanche midi, fête en famille. Lundi de Pâques, moment très attendu, on allait à la foire à Florac, en car, ou il y avait toutes sortes de manèges et d'attractions. C'était aussi le moment ou l'habillement changeait, on quittait les habits d'hiver... La semaine avant, on tuait les agneaux, les chevreaux. Cela se faisait au village, puis emballés, étaient amenés à Balsièges puis expédiés sur Paris. Au moment de l'abattage, les habitants venaient chercher leur sanquette (sanqué) qui était ensuite cuisinée avec persil, ail, oignons, mie de pain, au goût de chacun. MI-MAI
La croix du Gendre (le secteur sous le camping, sous le village). On partait par la Route Nationale et on rentrait par le chemin des Rivières. La Croix en haut de la Draille : Aller retour par le même chemin La Croix de l'Aiguebelle : Aller retour sur la Route Nationale On faisait halte devant ces croix et on demandait la protection des cultures, de la foudre, de la tempête, des tremblements de terre, de l'épidémie, de la famine, etc... PROCESSION COMMUNION
LES LESSIVES DE PRINTEMPS
A ce moment là, des tours de rôles s'organisaient pour pouvoir étendre ses paires de draps ou autres sur les bords de la rivière car il fallait de la place. Les bords de rivière étaient entretenus à cette époque, ils étaient très propres ! On utilisait à l'époque une pierre plate, LE PICADOU, un caisson de bois et un platoir, LOU BATTAREL. LA FETE DIEU MI JUIN
Le prêtre marchait dans les rues, s'arrêtait devant les reposoirs installés par quartier, les enfants le suivaient et jetaient des pétales de fleurs.
DEBUT JUILLET, LA KERMESSEDans la cour du couvent, le dimanche, jeu de quilles, boîtes, pêche, tombola, coeurs, buvette, calvacade l'après-midi, cinéma le soir en plein air. Les choux à la crème que l'on vendait et qui étaient judicieusement préparés pour allécher les gens en utilisant la même quantité de crème mais en veillant à bien la faire déborder pour mieux les vendre. C'était toujours ceux-là qui partaient en premier... BAIGNADES
C'était l'époque des maillots de bain en laine, qui tombaient lorsqu'ils étaient plein d'eau... Le Tarn avait une grande importance dans la vie des Ispagnacois. On y amenait les chevaux pour boire, le Tarn nous guérissait de tout, il était miraculeux, les bobos aux genous... LE 14 JUILLETA midi pile, à la mairie, Marcel HIERLE mettait la MARSEILLAISE, ouvrait grand les fenêtres et tout le monde en profitait.
LA FETE VOTIVE, 1er DIMANCHE D'AOUT
LES MOISSONS - LE BLE
SEPTEMBRE - LES VENDANGES
La semaine avant nécessitait de grandes préparations : les COMPORTES (se portaient à 2), ou le CABUSSA (sac rempli de paille pour porter sur la tête), vérification de la TINE (cuve en bois), des tonneaux
Le soir, chou farçi, civets de lapins.
LES CUEILLETTESPuis venait le temps des cueillettes, les champignons, les châtaignes, les noix, les amandes, les pommes et les poires d'hiver (elles se conservaient tout l'hiver) LES CULTURESTout le monde avait son jardin. Pendant la guerre, se cultivait les pommes de terre, le blé, les lentilles, amandes, poires, pommes... Après guerre, la fraise, le vin, la farine. LA RENTREE DES CLASSES
"Lorsque j'allais à l'école des soeurs, nous raconte Marie Thérèse Pantel, j'y descendait à pied depuis Nozières, et j'étais pensionnaire pour la semaine. On amenait notre part de pommes de terre et tous les jours on en donnait une à la soeur pour qu'elle fasse la soupe..."
NOVEMBRE - LA TOUSSAINTMarquait le changement de tenue vestimentaire. On remettait les habits d'hiver, manteaux, galoches, chaussettes en laine, on amenait le chauffe-pieds à l'école, pas de pantalon pour les filles... Mi-Novembre, on partait une journée pique-niquer au bois de Bessède, pour le ramassage du bois et des pommes de pin pour l'école. DECEMBRENoël était fêté en famille. 3 messes de minuit se succédaient à l'église. Dans les bars du village, 4 à l'époque, étaient organisés des jeux où on allait avant la messe, jeux de cartes, le jeu de "rince", jeu à 4. On gagnait des volailles. Les bars étaient plein à craquer. Le soir, c'était le plus souvent un chocolat chaud et le jour de noël, repas en famille. En cadeau, on recevait quelques fruits secs, un livre, une malette à ouvrages, une poupée, une orange, jeu de société (loto, dominos). Ces jeux étaient le plus souvent achetés chez FAYETTE (épicerie, mercerie à l'époque). On se souvient aussi des pommes retrouvées dans les sabots, "les pommes du paradis terrestre" ! JANVIERLe jour de l'an n'était pas très fêté, on se présentait les voeux entre voisins et les enfants recevaient quelques offrandes. Le cochon : Presque toutes les familles élevait son cochon. A tour de rôle, on s'entraidait entre voisins pour le tuer et faire les charcuteries qui étaient mangées ensuite pendant l'année. On offrait à chaque fois, à ceux qui étaient venus nous aider des présents en remerciement de l'aide apportée et comme on se rendait service mutuellement, on finissait par avoir des préparations de tout le monde, et on y retrouvait notre compte... LES VEILLEESOn se réunissait entre voisins, le soir, auprès du feu pour jouer aux cartes, au loto, se raconter des histoires, apporter les dernières nouvelles. Les femmes tricotaient. On faisait griller les châtaignes dans les grandes poëles et on buvait de la cartagène, ou du vin chaud. Pour cela on faisait rougir la queue de la poële et on la trempait dans le vin. On cassait les amandes ou les noix avec un marteau sur une tuile calcaire posée sur les genoux. Elles tombaient dans un paneton que les femmes vidaient sur la table et elles enlevaient les peaux. Les noix partaient au moulin pour l'huile vierge et les amandes servaient aux confiseurs pour les dragées et étaient commercialisées. LA CONFECTION DES PANIERS
Cet artisanat réalisé pendant les longues journées d'hiver où tout travail extérieur était impossible, permettait un appoint financier non négligeable pour bon nombre de personnes.
Petite histoire racontée par Mrs Belard : Dans les années 1910-1920, les hommes partaient à pied depuis Ispagnac à travers le Causse jusqu'à Mende pour aller acheter leurs pointes qui étaient moins chères et pour ne pas user leurs chaussures marchaient pieds nus... Quatrre générations de menuisiers de la famille Bellard ont travaillé sur l'église de Quezac. Plusieurs inscriptions gravées dans le bois en témoignent à différents endroits de l'église. LES DECOCTIONSOn faisait du vin de noix, des fruits à l'eau de vie. On faisait massérer les coquilles de noix dans de l'eau de vie. Les fleurs de lys macérées dans l'eau de vie étaient un cicatrisant, désinfectant. Les coquilles d'amandes macérées dans l'eau de vie soignaient le mal au ventre. MARDI GRAS : les déguisésLes garçons, des fois des filles qui ne voulaient pas se faire connaître..., venaient dans les maisons déguisés, avec des masques. On essayait de les reconnaître, ils buvaient un coup et partaient à la maison suivante ! Ils se munissaient de cannes, frappaient le pavé pour qu'on les entendent arriver... Julien Altier était très fort pour faire les masques. Il existait un jeu qui consistait à sonner à la porte et à s'échapper, LA CADAOULETTE ! L'ECOLEOn faisait fondre le chocolat sur les chauffe-pieds. Le matin, on allumait le poële à tour de rôle. LA COUPE : Après le Certificat d'Etudes, le couvent donnait des cours d'enseignement ménager (cuisine, couture, tricot, broderie, puériculture). LES MAGASINS :Ispagnac comptait de nombreux magasins :
1 modiste ; Les soeurs Nivoliez (Laurencie, Julie, Alida, 3 célibataires). Elles confectionnaient surtout les chapeaux et faisaient preuve de beaucoup d'imagination. 2 tailleurs : Vincent, Boutonnet, Bouteille, Bancillon Des Tricoteuses ; Louis Bellard avec Marie, Maria Firmin. Ils possédaient une machine et tricotaient tout, chaussettes, combinaisons, tricots, maillot de corps et les fameux maillots de bain ! 3 boulangers ; Boudon, Lafabrie, Vincent Les bouchers : Beau, Molines Paul, Plagne, Turc, Bosc La Société Générale qui venait une fois par mois pour payer les coupons, emprunts. Les Cagnottes (coiffes) ; une famille était spécialisée pour réparer les cagnottes. Les cordages ; ils étaient fait avec le chanvre des rivières et lors de leur fabrication, les cordes étaient déroulées sur la route... La fabrique ; tissage Les coiffeurs ; Riquette (on y allait pour le spectacle ! Il commençait à nous coiffer puis s'arrêtait pour blaguer dans la rue et on attendait...). Maurice ! Alors là, on n'était pas fiers quand on allait chez lui ! Il nous dévissait la tête ! On avait peur de sa tondeuse ! Les hommes quand ils revenaient de chez lui, ils se frictionnaient la tête avec de l'eau de vie ! Le notaire ; Maître Grégoire Les sabotiers jusque vers la fin des années 30. Il y en avait 2 rue des barrys et 1 rue de la ville. Les cordonniers et marchands de chaussures ;St Pierre et Rouvière (le soir, son magasin était plein car il y faisait chaud et les gens y venaient en attendant le car d'Alès)
Le charron ; Boulet (il réparait les roues des charrettes) Les menuisiers : Boiral, Bousquet, Solanet, Bellard Le garagiste ; Rouvière qui vendait surtout le charbon de bois puis Fayet Fernand. Quand il s'est insallé, c'est tout juste si il y avait 10 voitures à Ispagnac. Lorsque la première automobile fit son apparition à Ispagnac, vers 1907, les hommes qui l'aperçurent en premier, effarés, s'exclafèrent : "regarde, une charrette sans cheval !..." Les Tissus : Irène Cogoluègnes, Rouvière Marceline, Rocoplan Juliette (couturière) après la guerre. Le rempailleur : Camile Grousset Les laitiers ; chez Pages, Braget Louis et René, Reynal, Robert, Boiral. On allait chercher le lait tous les soirs et s'était pas marrant l'hiver, quand il faisait nuit... La pharmacie : En 1951, ouverte par Mme GINESTE, elle était dans l'ancienne école des frères, dans la maison ROCOPLAN.
HABILLEMENT DES FEMMES - ANNEES 20-30
Photos de Mme Albouy
UN MARIAGE A ISPAGNAC
PELERINAGE A LOURDESLE FOUR BANAL
Une fois par semaine, la population s'activait pour préparer le four et faire cuire le pain. Il convenait de le faire chauffer à l'aide d'un nombre impressionnant de fagots avant d'enfourner.
LA COOPERATIVE FRUITIERE
Merci à tous ceux qui ont alimenté cette rubrique par leurs témoignages et photos : Gisèle Bellard, Mme Albouy, Thérèse Béllard, Mme Acier, Mado, Nono Bellard, R. Bellard, Mr Molines JL, J.et G. Altier, P. Brun, M. Molines... (en espérant n'avoir oublié personne). |


Ah, la Placette, c'est quelque chose, tout un monde, une atmosphère ! "Autour de la Placette, il y avait une vie incroyable ! Les femmes palabraient, les artisans travaillaient dehors : le sabotier, le maréchal-ferrant, un artiste celui-là. Je me souviens bien de la manière dont il virevoltait autour du cheval à ferrer, un véritable spectacle ! L'épicier et le tailleur complétaient le tableau. Elle vit passer tant de figures, de personnages. Dont l'un qui régnait sur le mystérieux alambic..J.François Brager
Il y avait 2 alambics à Ispagnac, un sur la place de la mairie à côté de la fontaine (avant qu'elle soit déplacée) qui appartenait à Mr DELON, puis se fut son neveu Mr ROUSSE et un sur la placette, qui appartenait à Mr BOUTONNET. Celui-ci fonctionnait à la vapeur, avait 3 vases, tout en cuivre. Ils arrivaient mi-octobre et restaient 2 mois environ.Ils montaient un hangar en bois pour s'abriter. Ils utilisaient beaucoup de bois et aussi des briques de bois. La place était toujours sale, ça coulait partout et son usage s'est arrêté vers les années 60. Chacun apportait ses récoltes fruitières, en pleine maturité et macérant au fond d'un tonneau, pour les confier au bouilleur de cru qui se chargeait de cette étrange alchimie consistant à transformer les fruits gorgés de soleil et de sucre en une incolore et incroyable eau de vie. L'alcool, après chauffage et refroidissement des fruits, coulait du serpentin et s'échouait dans une bonbonne en verre.
On avait droit à 1000° et en général ça représentait environ 20 litres à 50°/personne.Tout était consigné sur un cahier, le nom de la personne et le volume apporté, l'heure où commençait la chauffe, etc... On était contrôlés par les impôts indirects et on usait de ruses pour cacher les litres fabriqués en plus ! Souvent il y avait des arrosoirs près de la fontaine... Remplis d'eau "de vie" pour tromper le contrôleur... Il y avait aussi la ruse "des rûches"... Les bouteilles d'eau de vie étaient entreposées près des rûches et si le contrôleur arrivait, il suffisait de jeter des caillous contre et les abeilles énervées, sortaient et tournoyaient autour des rûches si bien que le contrôleur ne risquait pas de s'en approcher...
Les barques étaient faites sur commande, les menuisiers locaux en assuraient la confection.
De nos jours, seule les bateliers de la Malène perpétuent la tradition des barques à fond plat qui naviguent sur le Tarn.
Souvenir du Conseil de Révision de la fameuse classe 1923, la Classe héroïque
Le Jeudi Saint, le boucher promenait fièrement dans les rues du village le boeuf qu'il avait choisi lors de la patche (transaction),à la foire Pascale, décoré de cocardes et de rubans sur les cornes. Gustave (figure ispagnacoise de l'époque) qui était le publieur (ou le crieur) le suivait avec son tambour. Il présentait ainsi la belle bête qu'il avait choisie et qui serait vendue dans son étal.
3 jours de suite, on faisait les rogations (prières pour les fruits de la terre). On n'oubliait pas un pouce de terre de la parroisse et chaque jour était organisée une procession pour un secteur bien défini. Cela consistait de partir de l'église et de se rendre jusqu'à une croix qui couvrait un périmètre de cultures bien précis.


Les façades étaient décorées avec les plus beaux draps que l 'on réservait pour cette occasion.

Les filles se baignaient au Tioure, dans la boucle du Tarn, les garçons au pont d'Ispagnac.
Marcel était une figure Ispagnacoise, c'est lui qui faisait les relevés pour la météo, remontait l'horloge de l'église une fois par semaine avant que celle-ci ne soit déplacée à la mairie. A cette époque, il y avait un clocheton au dessus du portail de l'église qui avait été rajouté et qui n'étant pas à l'origine de la construction de l'église, a été démoli.
La tradition était que ce soit les conscrits qui organisent la fête: bal, jeux, buvette, cavalcade (chars fleuris) au cours desquels les habitants prêtaient les chevaux.
Cela se passait au Pré Morjal. Mr DELEUZE louait sa batteuse à la journée ou plus sur St Etienne du Valdonnez.





La journée, on s'aidait entre voisins. On commençait la journée par un bon déjeuner avec la mortadelle, charcuteries, fromages.
Le midi, c'était le ragout de mouton avec les pommes de terre à la fleque, cuites dans le ragout avec beaucoup de thym et laurier

Elle avait lieu le 1er Octobre et la fin des classes, mi-Juillet. On avait moins de vacances que maintenant. Les vacances de la Toussaint n'existaient pas.





7 épiceries ( jusqu'à 10) ; Rochette, Tinette, Firmin, l'économat du Centre, Etoile du Midi, Les Coopérateurs, Fayette.
Les forgerons ; Fayet, Rochette, Hierle. Ils faisaint office un peu de vétérinaire car ils savaient saigner les chevaux.




Le four banal ou four commun était la propriété d'un village.