Le marché potier

article_marche_potier_2010« Ras le bol de ce vase…Manque de bol… », les expressions ne convenaient pas du tout pour le marché potier si l’on en juge par le nombre et la qualité des objets exposés.
Une tradition en août que Martine Delaloye, potière au village, fait perdurer.
Plats, vases et pots ne manquaient pas et tous ont apprécié la variété des couleurs, leur fondu et leur dégradé, ainsi que la multiplicité des formes.
24 professionnels venus de toute la France (sur 25 attendus) c’est un succès.
Et avec des passionnés, comme Josiane : « Nous donnons un peu d’air dans ce monde difficile, de la fantaisie au milieu de l’industriel. Il faut que les gens apprennent à faire la différence entre la main et la machine, entre le loin (l’usine ?) et le près, l’artisan à qui on parle. »
Michel Lainé, un convaincu lui aussi, cela va de soi, vient de Montpellier. Son créneau , le grès : tournage, tournassage, cuisson du biscuit, émaillage et 2e cuisson à 1400°. « Du travail, des pertes surtout avec des émaux fondants, mais une satisfaction ! ».
Plus loin Maïa de St Etienne propose de la terre vernissée, c’est une autre technique : couleurs sur la terre crue, 1e cuisson à 1000°, 2e à 1015 après émaillage ; des résultats surprenants.
Régine Noé elle ne fait que des pièces uniques. Elle a son atelier à Mende ; agréée par l’Education nationale elle donne des cours et assure des formations. « J’essaie de transmettre ce qui pour moi est une passion. »
Josiane Froidevaux, elle, fait du raku : une création avec craquelures ;  dans des copeaux qui s’enflamment celles-ci noircissent pour donner un résultat singulier. Bref du fort beau, très varié tant dans les formes que dans les couleurs.
TB Martine.

 

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