Les dolmens, les menhirs

 A LA RECHERCHE DE NOS LOINTAINS ANCETRES

C'est vers la fin du Néolithique, environ 1500 ans avant Jésus Christ, qu'on trouve sur nos Causses la trace des premiers habitants avec les Dolmens, les Menhirs. Le nombre de dolmens en Lozère est supérieur à celui des départements du Finistère et du Morbihan réunis.

On en dénombre plus de 100 sur le Sauveterre, une cinquantaine sur le Méjean et les Menhirs des Bondons, soit environ 500 à 600 dolmens en Lozère.

Sur les terrains de la commune s'en trouvent quelques-uns :

 - Le dolmen double de l'Estrade

le freycinel_5le freycinel_6Le dolmen (du breton dol : table et men : pierre) est constitué d'une grande pierre plate (la table) reposant horizontalement sur 2 dalles latérales plantées verticalement (les orthostates). A ce plan s'ajoute presque toujours une dalle obstruant le fond du dolmen (la dalle de chevet) et une dalle amovible (dalle porte) qui fermait l'entrée du monument. Il est aujourd'hui prouvé que le dolmen a joué le rôle de sépulture collective et il a été utilisé sur plusieurs générations.

 - Menhirs à Paros, aux Cheyrouses

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Menhir à Paros

 La commune d'Ispagnac est riche en menhirs. Ils se trouvent sur les parties hautes du relief, et sont le plus souvent groupés. Quelques uns sont disposés en ligne, sur les crêtes à l'est du territoire communal. Connus depuis longtemps, les archéologues les reconnaissent par leur position géographique.

 

- Le groupe 1 de la Fage répartit sur les communes des Bondons, Saint-Etienne du Valdonnez et Ispagnac comprend une vingtaine de pierres et dessine un vaste fer à cheval, reflet probable d'un ensemble archéologique complexe. La pierre des trois parroisses, servant de limite aux trois communes, est la plus remarquable, mais elle a été débitée. Intacte elle devait mesurer pas moins de 5m de haut.

- Le groupe 2 de la Fage est constitué d'une vingtaine de menhirs situés en ligne de crête, qu'il ne faut pas confondre avec les pierres plantées en calcaire ou en schiste le long de la piste en contre-bas qui sont des montjoies placés comme balisage au Moyen-Age.

Quatre menhirs, disposés en carré, forment un petit groupe qui devait être jadis complété par d'autres blocs.

- Le groupe de la minière est à l'est de la N 106 près de Montmirat, il comporte 4 menhirs, dissimulés maintenant par la végétation.

menhir_02D'autres menhirs existent, le plus souvent ils ont disparus du paysage, d'autant que la majeure partie d'entre eux sont couchés à même le sol, comme sur la Chaumette.

 

D'autres ont été débités et intégrés dans l'architecture des hameaux : le four à pain des Combes est constitué de blocs d'anciens menhirs. Un linteau de porte au Montméjean est la partie supérieure d'un menhir situé auparavant près de Nozières.

Les mégalithes, au-delà de leur présence dans le paysage, sont importants. Depuis les origines de l'humanité, c'est la première fois que l'on constate une démarche collective d'une telle ampleur. Eriger un mégalithe suppose réflexion, programmation d'une suite d'opérations et de techniques à maîtriser selon un plan rigoureux, une gestion pré-établie. Seul un groupe suffisamment structuré, organisé et discipliné pouvait concevoir et réaliser ce tour de force nous dit Gilbert Fages.

A VOIR ABSOLUMENT :    LA CHAM DES BONDONS

menhirs_009Le mot "cham" qui désigne une "étendue stérile et inexploitée". Quand aux Bondons, il désigne un petit village situé plus bas dans la vallée.

Le panorama est à vous couper le souffle, notamment les deux "puechs"(deux collines en forme de seins de femme) dominant la vallée du Tarn. Un lieu de toute beauté chargé d'histoires.

menhirs_016menhirs_008En partie sur la commune d'Ispagnac, ce site se rejoint en bifurcant sur le Causse de Sauveterre en direction du col de Montmirat. Un parking sert de point de départ à deux circuits de randonnée proposées par l'Office de Tourisme.

Ce site est unique dans tout le sud de la France. En effet, sur une aire d'à peine 10 kms carrés ont été plantés il y a plus de 4000 ans plus de 150 menhirs. Grâce aux collectivités territoriales et au service des antiquités dirigé en Lozère par Gilbert Fages, ce patrimoine est en train de sortir peu à peu de l'ombre. En effet, tout au début du XXe s c'était moins de 10 ménhirs qui étaient encore debout. Dans les années 1980-1990, une trentaine de pierres étaient déjà relevée. Aujourd'hui, ce sont au moins 80 menhirs qui ont retrouvé la position verticale.

 

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